Jeudi 23 février 2012

Archive de mai, 2011

Joann Ruffine champion de Guadeloupe sénior sur route

Par la rédaction- Le 29 mai 2011

© Sylvain Pigeau - www.guadeloupecyclisme.comSous une chaleur accablante le peloton fort de 142 éléments s’élançait de Pombiray pour près de 160 kilomètres de course. Si le premier des neuf tours était le lieu de multiples attaques, le deuxième voyait la formation d’un groupe sérieux et dangereux composé de Joann Ruffine, Jules Lanclume et Luis Sablon (JCA), Kérane Barolin et Régis Maréchaux (Gillette Fusion UVN), Dimitri Deliot (USL CRBTP) et Cédric Eustache (Gwada Bikers 118).

Comptant un peu plus d’une minute d’avance, l’échappée n’était menacée qu’à partir de la mi-course lorsque l’Excelsior de Martial Gène, non représentée à l’avant, mettait en route et faisait exploser le peloton. A l’avant les attaques se succédaient afin d’éviter le retour d’un contre composé entre autres de Boris Carène (Cyclisme Guadeloupe), Mickaël Clarico (USL CRBTP), Kenny Darmyn et Frédéric Théobald (Excelsior) et Damien Maroni-Chevalier (VCG).

A quarante kilomètres du but Maréchaux et Ruffine s’isolaient tandis que les contre attaquants avaient du mal à s’organiser pour boucher le trou de cinquante secondes. Au sprint, Ruffine faisait parler sa pointe de vitesse, tandis que Maroni-Chevalier réussissait à s’extirper du groupe de contre attaque pour aller chercher la médaille de bronze.

Un peu plus tôt chez les cadets, on assistait à une course d’attente qui se débloquait pourtant à partir de la mi-course. Le peloton se scindait en deux et à la cloche, Jérémy Losy (Gillette Fusion UVN) attaquait et couvrait les dix-sept derniers kilomètres en solitaire. Mike Miny (JCA) réglait quand à lui le sprint du peloton devant Steevy Joachim (Gwada Bikers 118).

Chez les féminines, Laura Gueppois (ACVPB) réalisait le doublé vtt/route alors que Sarah Gène (Gillette Fusion UVN) et Amanda Fatier (ACL) étaient titrées chez les juniors et les cadettes.

Après avoir couvert quatre tours de circuit en même temps que les séniors, les Pass’cyclisme se disputaient la victoire dans un sprint à quatre. Et Joël Gustave (Cool Sport) prenait le meilleur sur Emmanuel Fernandez (ASC Vetiver), Bruno Uger (USC Goyave) et Franck Sartori (ASC Vetiver).

Source: http://www.guadeloupecyclisme.com

Luc Sonor obtient la Médaille du CROS

Par la rédaction- Le 24 mai 2011

Luc Sonor & Alain SorezeLors de la réception qui a eue lieu en son honneur dans les Jardins de Guadeloupe Première, l’ancien international de football, Luc SONOR, a reçu des mains du Président du CROS, Alain SOREZE, la Médaille du CROS de la Guadeloupe.

Cette médaille lui a été décernée pour l’ensemble de sa carrière sportive. L’an dernier, la médaille du CROS de la Guadeloupe avait été remise à Laura FLESSEL-COLOVIC, à l’occasion des Trophées du Sport Guadeloupéen 2010.

Rapport Moral du Président

Par Alain Soreze- Le 16 mai 2011

Alain SorèzeMesdames et Messieurs, chers collègues et chers invités,

Nous voici à mi-mandat.
Ce n’est pas encore l’heure du bilan.
A la mi-temps du match « on ne refait pas le match ». On analyse, on met en place les stratégies et les tactiques, on mobilise, on manage dans le seul but de viser la victoire !
Le comité régional olympique et sportif de la Guadeloupe a renouvelé son comité directeur le 24 avril 2009.
En deux ans beaucoup a été fait. Des chantiers ont été lancés. Certains sont achevés et d’autres sont en cours.
De nouveaux vont encore être lancés. C’est surtout de ceux là que je vais vous parler.

Nos projets ne peuvent se faire sans une organisation administrative et fonctionnelle efficace.

Sur le plan administratif, après deux recrues en 2009, nous avons eu à recruter 2 chargés de mission, dans le cadre du dispositif de soutien à l’emploi sportif du CNDS au niveau national et local. A ce sujet , et nous aurons l’occasion d’en reparler notamment lors de nos résolutions, je dis qu’il y a des niches d’emplois dans le secteur sportif et qu’il faudrait que les collectivités en partenariat avec l’Etat puissent mettre en place un plan ambitieux pour impulser une politique de création d’emplois sportifs, aider les employeurs et accompagner ce mouvement de professionnalisation du sport.

Sur le plan de notre fonctionnement interne, le comité directeur, réuni en séminaire en septembre 2010, à ma demande, a décidé de revoir l’organisation du CROS en se référant à l’organisation du CNOSF qui peut se décliner localement et correspond mieux à l’efficacité recherchée.

Je rappelle qu’il est dans notre mission de «représenter le sport en Guadeloupe pour toutes les questions d’intérêt général notamment auprès des pouvoirs publics ».
C’est pour cela que le président et le comité directeur ont besoin de commissions qui fonctionnent effectivement, c’est-à-dire qui produisent des analyses, des propositions d’actions et des positionnements dans leur domaine de compétence.
Il est aussi important que ces commissions puissent « vivre » grâce au management actif des présidents de chacune d’elle, grâce à l’assiduité, l’engagement, l’expertise et le dévouement de chaque membre.

Je remercie les commissaires qui ont répondu favorablement à notre invitation. A partir de l’assemblée générale de 2012, chaque commission devra présenter son rapport annuel d’activités.

Je suis un président qui a pris la mesure de la mission à accomplir et des conditions de la réussite du challenge collectif que nous nous sommes donnés.

Dans ce rapport moral je voudrais d’abord rappeler la mission essentielle du CROS de la Guadeloupe, puis dire quelques mots sur notre projet de résolutions et enfin évoquer quelques projets pour l’avenir.

RAPPEL SUR LA MISSION ESSENTIELLE DU CROS de la Guadeloupe…..

Si tout le monde réaffirme la nécessité de prendre en compte le «sport comme axe majeur de développement», il convient au préalable de concevoir toute «politique sportive» dans sa globalité et sa transversalité. C’est peut être là le rôle essentiel du CROS de la Guadeloupe pour faire partager cette approche, faire admettre les enjeux et défendre cette idée dans toutes les instances où il est présent (CCEE, comité du tourisme, éducation, commission du sport de haut niveau..) et auprès des pouvoirs publics.

Aucune politique sportive à l’échelle d’un territoire géographique ou politique ne peut se concevoir et être mise en œuvre sans concertation et prise en compte des aspirations et des revendications du mouvement sportif dont le porte parole est l’organisme olympique, institutionnellement reconnu , aussi bien au niveau national dans les textes de loi mais aussi sur le plan européen et international.

Mais bien plus c’est l’autonomie du mouvement sportif qui a été reconnue.

Nous devons veiller à toujours défendre cette autonomie dans l’intérêt du développement des disciplines, de l’équité des compétitions et l’intégrité de nos athlètes et dirigeants. Nous devons être experts, exemplaires et unis, pour être plus forts lorsqu’il s’agit d’interpeller les décideurs publics ou de convaincre les entreprises privées.

C’est dans cet état d’esprit que nous vous proposons les résolutions de l’Assemblée Générale 2011.

DES RESOLUTIONS POUR PASSER A L’OFFENSIVE ……

Je crois que nous serons d’autant plus efficaces dans notre gestion, dans nos propositions, dans nos revendications et dans nos actions, si nous les inscrivons dans le cadre des objectifs du plan de mandature du CNOSF.
Tout doit se faire dans ce cadre, car nous sommes une structure déconcentrée du CNOSF.

Nous aurons l’opportunité d’expliquer et de défendre nos intérêts, de rechercher les soutiens à nos actions notamment dans le cadre de la nouvelle commission territoriale du CNOSF dont je suis membre suppléant.

Aujourd’hui le temps est venu de passer à la concrétisation des souhaits ou des vœux, à la mobilisation des moyens et à la conjugaison des efforts, et passer à une phase de décisions concrètes et de réalisations effectives.

Certes, nous devons prendre en compte la situation globale de la Guadeloupe, les données de l’environnement national et international.

Mais c’est bien parce que les temps sont durs et c’est la crise, c’est bien parce que le chômage augmente et les jeunes ont du mal à s’insérer, c’est bien parce que la violence et les incivilités augmentent, c’est pour cela qu’il nous faut passer à l’action.

C’est le sens de nos résolutions. Nous interpellons les autorités politiques mais nous nous interpellons nous-mêmes en ce sens qu’IL FAUDRA SE DONNER LES MOYENS DE SE FAIRE ENTENDRE.

Pour cela, il ne faut pas se contenter d’interventions maladroites, intempestives ou « des cancans » qui sont inefficaces pour notre mouvement sportif.

Nous devons exiger une nouvelle approche de la gestion des politiques sportives. Nous devons demander une contractualisation des engagements et des financements sur la durée : un véritable PLAN MANDAT CONTRACTUALISE.
Mais pour cela, chaque ligue et comité devra travailler, avec expertise, afin de transmettre au CROS de la Guadeloupe, avant la rentrée scolaire de septembre 2011, un schéma des équipements de sa discipline à rénover ou à construire, recenser les emplois et les besoins en formation professionnelle.

Chaque ligue et comité doit produire un projet de développement 2013 – 2020. Le CROS de la Guadeloupe aurait la responsabilité d’organiser la synthèse afin de pouvoir mieux porter et défendre une vision globale du développement sportif en Guadeloupe.

Nous devons inscrire cette démarche dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions du VIème congrès des élus départementaux et régionaux du 18 décembre 2006, dans le cadre de la préparation du programme opérationnel 2013- 2020 et dans le cadre de la réforme territoriale.

C’est dans cet état d’esprit que nous allons poursuivre nos actions et engager de nouvelles.

PROJETS POUR L’AVENIR……
Mesdames et messieurs, dans le contexte actuel, nous avons l’obligation de mettre le mouvement sportif au service de la cohésion sociale et de la construction d’une société où triomphent les valeurs olympiques.

EDUQUER LES VALEURS OLYMPIQUES : tel est notre mot d’ordre pour 2011. Nous avons commencé à mener une campagne au sein d’établissements scolaires. Je remercie entre autres les deux champions sportifs qui s’impliquent dans cette action, MM Jean- Claude RETEL et Pierre-Marie HILAIRE. Là aussi il faut s’interroger sur le niveau de reconnaissance que nous réservons à nos champions, leur promotion et leur insertion sociale.

Je ne reviendrais pas sur les deux « affaires » qui ont suscité tant de commentaires et de prise de positions. J’ai affirmé une posture et je m’y tiens. D’abord « ne pas se laisser emballer » et ensuite « respecter les procédures et les instances ».

CHALLENGE DES COLLEGES : En concertation avec l’UNSS, je propose de mettre en place ce concept de « CHALLENGE DES COLLEGES », pour donner une nouvelle dimension aux activités sportives scolaires, avec aussi pour objectif de donner l’esprit de compétition à nos jeunes. Dans beaucoup de pays de la Caraïbe il y a ce type de compétitions valorisées. Donc nous pouvons donner un plus à la pratique sportive scolaire.

SOIREE GALA ANNUEL de « GUADELOUPE OLYMPIQUE » :
Nous avons créé un fonds de dotation, GUADELOUPE OLYMPIQUE, il nous appartiendra de le faire fructifier à partir de cette année. De jeunes talents, des sportifs, des étudiants guadeloupéens ont besoin de l’aide d’un tel outil au service du sport en Guadeloupe.

Nous allons multiplier les contacts pour convaincre les entreprises privées d’apporter leur contribution au développement du sport et ainsi d’associer leur image au sport et à la cohésion sociale. Nous allons aussi organiser la soirée de gala qui est appelée à devenir un rendez vous annuel en fin d’année scolaire.
Nous devons aussi commencer à réfléchir et préparer le 40ème anniversaire du CROS de la Guadeloupe en 2013 et mettre en place une commission ad hoc.

INTEGRATION ET COOPERATION :
Comment ne pas parler ici de notre ambition de voir une délégation de la Guadeloupe participer aux Jeux panaméricains.

Depuis le 13 novembre 2010, le CROS est membre de la CANOC mais notre objectif est d’intégrer, même au titre de « membre associé » (comme la Nouvelle Calédonie d’ailleurs) notre structure continentale. Pour cela, nous devons franchir des étapes.
Je félicite les dirigeants du comité de Taekwondo de la Guadeloupe qui est devenu un membre associé de l’organisation internationale.
Il faut que nos ligues participent aux compétitions panaméricaines, ne serait ce que pour s’aguerrir et se préparer. Je crois qu’il est très raisonnable de maintenir nos objectifs avec les CAC Games en 2014 et les Jeux panaméricains de 2015.

Voir défiler la Guadeloupe aux jeux panaméricains de Toronto en 2015 c’est un bel objectif ! De même qu’une intégration de la LGF comme membre à part entière de la CONCACAF.
Cela serait aussi important dans la reconnaissance de notre identité singulière !

A l’instar de nos voisins, nous devons rechercher toutes les opportunités de nous ouvrir au Monde. Pour reprendre la formule du Président de la République lors de ses vœux à l’outre-mer, ici même en Guadeloupe le 08 janvier dernier, je dirais « il n’y a pas de cloisons infranchissables ».

IL N’Y A PAS DE CLOISONS INFRANCHISSABLES ce qui fait que le 13 novembre 2010 nous sommes devenus membres de la CANOC IL N’Y A PAS DE CLOISONS INFRANCHISSABLES ce qui fait que le 26 avril 2011 l’équipe de natation de la Guadeloupe remportait les Carifta Games 2011 de natation.

Il N’Y A PAS DE CLOISONS INFRANCHISSABLES ce qui fait nous devons oser et ne jamais désespérer.

Merci pour votre écoute, et votre implication.

Alain SOREZE
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Etats Généraux du Football en Guadeloupe

Par Alain Soreze- Le 8 mai 2011

Logo du CROS de la GuadeloupeMonsieur le Président de la LGF,
Mesdames, messieurs, chers amis sportifs,

Je salue l’initiative du président Guy ROCH qui a voulu organiser ces états généraux du football en Guadeloupe pas seulement en écho de ce qui s’est passé au niveau de la FFF mais plus comme une suite logique à la réflexion initiée en 2002 et ces 10 années de gestion du comité élu en 2000.

Je vous remercie de me permettre de m’exprimer en introduction en qualité de président du CROS de la Guadeloupe mais je vous assure que je participerais à cette journée de travail en passionné et amoureux du football, ancien président de club, membre du comité de la LGF.

Ces états généraux sont le cadre idéal et adéquat pour réfléchir et échanger. Cet espace devrait être privilégié par tous les acteurs du football afin de débattre sans tabous, pas seulement en regardant dans le rétroviseur et pas seulement en se limitant à l’actualité présente, mais en se projetant sur l’avenir.

Certes, ces états généraux se déroulent dans un contexte particulier pour le football aussi bien sur le plan national que sur le plan local.

Le CROS de la Guadeloupe a communiqué sur cette actualité. Dans les deux cas il faut éviter de s’emballer et concernant l’ « affaire des quotas » de la FFF, par exemple, attendre la conclusion des enquêtes. Il faut à tout prix éviter les excès, les propos ou commentaires excessifs qui affectent parfois les personnes et leurs proches. Comment ne pas être choqué d’apprendre que la fille de l’entraineur des Girondins de Bordeaux a été agressée dans une tribune.

Concernant ce qui se passe dans notre football, le message que je souhaite faire passer c’est que nous devons respecter les règlements et les institutions. Nous devons condamner et combattre ces violences. Le CROS de la Guadeloupe a entrepris une campagne d’information et de promotion des valeurs olympique et notamment contre la violence et pour le fairplay dans tous les sports.

En tant que membre de cette famille du football, permettez-moi de dire quelques mots sur l’arbitrage.

Je rappelle que les arbitres de football sont des officiels de la ligue de football, de la FFF ou de la FIFA. Ils portent un écusson qu’ils doivent respecter.

Dans le stage de commissaire de match de la FIFA auquel je viens de participer, il nous a été rappelé deux choses fondamentales pour tous les officiels de match. Premièrement, nous ne sommes pas des reporters ni des porte-paroles et devons refuser toute interview aux médias.
Deuxièmement, nous avons l’obligation de faire notre rapport et de tout reporter dans les 24 heures afin de permettre aux instances de gérer les problèmes éventuels et d’agir de façon appropriée.

Il appartient à chaque organisation de permettre à ses officiels de match d’exercer leurs missions et leurs fonctions dans les meilleures conditions.

Je souhaite que nos travaux soient bénéfiques pour le football en Guadeloupe, qu’il poursuive son développement et soit performant.

Alain SOREZE
Président du CROS de la Guadeloupe

[CNOSF] Sport français : attention triple danger!

Par la rédaction- Le 6 mai 2011

Logo CNOSFS’exprimer sur un sujet sans en connaître tous les tenants et les aboutissants est un exercice délicat, qui peut devenir dangereux dès lors qu’il fait l’objet d’un intérêt médiatique exacerbé. Nous le savons bien : lorsque la machine s’emballe, plus personne ne peut en assurer le contrôle.

Aujourd’hui, je regrette que l’on en soit arrivé là dans l’affaire dite «des quotas », qui secoue le football français, au moment où celui-ci commençait à retrouver son équilibre après l’épisode sud-africain. Désormais, pas un jour ne s’écoule sans que nous soit livrée telle ou telle révélation, comme dans un feuilleton au scenario soigneusement orchestré. Ainsi, par ricochet, ce sont non seulement les fondements du football qui vacillent, mais aussi ceux du sport français.

Deux commissions d’enquête, diligentées l’une par le Ministère des sports, l’autre par la fédération, doivent rendre leurs rapports en début de semaine prochaine. N’aurait-il pas été plus sage et plus responsable d’attendre la parution de ces derniers avant de s’exprimer sur les personnes, au risque d’en blesser certaines et d’entacher irrémédiablement leur honorabilité ? Premier danger !

Dans notre pays comme partout sur la planète, le football est le sport le plus populaire. Chaque week-end, la fédération française permet à deux millions de personnes de s’exprimer et de s’épanouir sur les différents terrains de France. Chaque week-end, la ligue 1 attire de nombreux spectateurs dans les stades et devant les écrans de télévision. Comment ne pas être sensible à ce formidable lien social créé par le football et, au-delà, par le sport dans son ensemble ? Imagine-t-on ce que serait la vie de chaque ville et de chaque village sans son équipe de foot et la passion qu’elle suscite chez ses habitants?

S’il occupe une telle place dans le coeur de nos concitoyens, c’est que le sport rassemble audelà des différences. C’est un domaine dans lequel l’égalité des chances a toujours été une réalité, de même, d’ailleurs, que l’excellence, l’amitié, le respect et le partage. C’est pourquoi je ne suis pas choqué par le choix d’un sportif à la double nationalité qui opte pour la sélection d’un pays autre que celui qui l’a formé. Car, je ne l’oublie pas, le sport français s’est lui aussi enrichi de champions venus d’autres horizons. Concernant le souci du jeu et les orientations stratégiques qui l’accompagnent, ce sont des considérations légitimes qui doivent rester purement techniques.

Après la grève de Knysna et la pitoyable image donnée au reste du monde par le comportement surréaliste des joueurs français et de l’équipe chargée de les encadrer, on a cherché des responsables et on a demandé des comptes. La facilité a alors consisté à prétendre que c’était le système qu’il fallait changer. On lui a reproché d’être structuré autour de bénévoles alors que les enjeux exigeaient du professionnalisme.

Terrible, cette caricature a touché et heurté l’ensemble du monde associatif, celui des fédérations et de leurs clubs. Qu’on le veuille ou non, il faut des dirigeants pour qu’il y ait du sport et des sportifs. Pour autant, le monde sportif doit accepter de se remettre en cause pour que les dirigeants de demain, et même ceux d’aujourd’hui, puissent satisfaire à la triple exigence de passion, de compétence et de disponibilité.

La société évolue; les systèmes doivent évoluer aussi. Ni la gouvernance du sport, ni la gouvernance des fédérations ne sauraient y échapper. L’écueil serait de ne rien entreprendre et c’est précisément pour éviter cela que des travaux sont actuellement menés, en particulier par le CNOSF. Pas plus que la passion n’est l’apanage des bénévoles, la compétence ne relève des seuls professionnels. C’est d’abord, comme partout, une question d’hommes. Alors prenons garde aux raccourcis hâtifs et trop commodes. Deuxième danger !

Faut-il rappeler à quel point les Français vibrent devant les exploits de nos athlètes de haut niveau ? Ces derniers sont en effet de remarquables ambassadeurs de notre pays et le sport est le plus extraordinaire vecteur d’intégration qui soit.

L’équipe nationale, quel que soit le sport concerné, fait partie du patrimoine. Les équipes de France sont le reflet de la société française, elles sont faites de diversité et il faut qu’elles continuent à être bâties à partir des meilleurs, quelles que soient leur origine et la couleur de leur peau.
Parce qu’elle est la plus médiatisée, l’équipe de France de football, doit être la locomotive d’un sport français dont nul ne peut nier qu’il est cosmopolite, ouvert et accessible à tous.

Si l’on adopte des positions rigides voire extrêmes, le risque est grand du repli sur soi et du rejet de l’autre. Jusqu’ici, le sport y a toujours échappé parce qu’il est le creuset de nos valeurs humanistes. Mais la menace existe et elle porte un nom : le communautarisme. C’est là le troisième danger et ce n’est pas le moindre.

Alors, quel que soit le caractère médiatique et passionnel du sujet, de grâce, essayons, ensemble, de raison garder. N’allons pas trop loin, pas trop vite, pas trop fort. Evitons de prendre position avant que toute la lumière soit faite sur une question éminemment sensible et terriblement exploitable.
Disons nous que le choix n’est pas manichéen ou simpliste, et que le sport, en particulier le football, mérite d’être analysé et décrit pour ce qu’il apporte aux sociétés modernes, à savoir la capacité des uns et des autres à devenir des hommes et des citoyens, faits pour vivre ensemble.

Denis Masseglia
Président du CNOSF

source: franceolympique.com

Assemblée Générale du CROS

Par la rédaction- Le 5 mai 2011

Logo du CROS de la GuadeloupeLa prochaine Assemblée Générale du CROS de la Guadeloupe aura lieu le Dimanche 15 Mai 2011 à Gourbeyre (au centre de vacances du CGOSH à Marina de Rivière Sens).

A partir de 08H00, les délégués représentants les 45 ligues et comités affiliés examineront les points à l’ordre du jour. Cette année, le comité directeur a retenu comme thème: « Le sport, un enjeu pour la Guadeloupe ».

Il s’agit de décliner sur le plan local les objectifs de la mandature 2010-2014 du CNOSF. A cette occasion, l’Assemblée Générale du CROS de la Guadeloupe examinera des motions et des résolutions relatives à divers problématiques et enjeux pour le sport guadeloupéen.